10/03/2005

A LIRE JUSQU'AU BOUT....

 

  Le premier jour, elle a emballé ses effets personnels dans des boîtes, des malles et des valises. Le deuxième jour, les déménageurs sont venus pour les emporter. Le troisième jour, elle s'est assise pour la dernière fois dans leur salle à manger, à la lueur des chandeliers et bercée par une douce musique de fond, elle s'est faitun festin de crevettes, de caviar et de champagne. Lorsqu'elle a

terminé son repas, elle est allée dans chacune des pièces de la

maison et a déposé, dans le creux des tringles à rideaux, quelques

crevettes qu'elle n'avait pas mangées. Elle a ensuite bien nettoyé

la cuisine et a quitté la maison.

Lorsque son mari et sa nouvelle amie de coeur sont revenus à la

maison, ils ont filé le parfait amour durant les premiers jours.

Puis, lentement, la maison s'est mise à sentir mauvais. Ils ont tout

essayé : nettoyer, récurer, frotter, cirer, aérer. En vain. Les

conduits d'aération ont ensuite été vérifiés afin de s assurer qu'il

ne s'y trouvait pas de cadavres de rongeurs en putréfaction. Les

tapis ont été nettoyés à la vapeur et des purificateurs d'air ont

été installés dans tous les coins de la maison. Ils sont ensuite

sortis de la maison quelques jours, le temps que des exterminateurs

fumigent la maison. Ils ont même dû faire remplacer le tapis de

laine pour une somme faramineuse. Rien n'a fonctionné. Leurs amis

ont cessé de venir leur rendre visite, les réparateurs ont commencé

à refuser de venir travailler dans leur maison, la femme de ménage a donné sa démission.

Finalement incapables d'endurer la pestilence, ils ont décidé de

déménager.

  Un mois plus tard, bien qu'ils aient réduit leur prix de vente de moitié, ils ne trouvaient toujours pas d'acheteur pour leur maison puante. Le mot est passé et même les agents immobiliers ne

répondaient plus à leurs appels.

En dernier recours, ils ont emprunté une importante somme d'argent

pour pouvoir s'acheter une autre maison. L'ex-épouse de l'homme lui

a téléphoné, histoire de prendre de ses nouvelles. Il lui a raconté

la saga de la maison puante. Elle l'a écouté poliment, puis lui a

dit qu'elle s'ennuyait terriblement de cette maison et qu'elle

serait prête à accepter de réduire ses demandes dans leurs

négociations de divorce si elle pouvait récupérer la maison.

Sachant que son ex-épouse ne pouvait pas s'imaginer à quel point les odeurs dans la maison étaient pestilentielles et insupportables, il consentit à lui laisser la maison pour le dixième de sa valeur

réelle, à la condition qu'elle signe les papiers le jour-même. Elle

accepta et, dans l'heure, les avocats de l' ex-mari lui envoyèrent

les papiers. Une semaine plus tard, l'homme et sa nouvelle amie

affichaient un sourire narquois en regardant les déménageurs

emballer toutes leurs choses et les déménager dans leur nouvelle

maison... absolument tout,

y compris les tringles à rideaux.

 

 


20:31 Écrit par Melo | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

belle histoire bien racontée
qui en est l'auteur?
toi ?

Écrit par : ledix | 29/03/2005

Ledix Non.C'est pas de moi.Et j'ignore qui l'a écrit. Je l'ai reçu un jour par mail .Cela venait d'une femme. D'ailleurs , cela n'aurait pu être autrement.
Seul un esprit féminin peut échaffauder une histoire pareille.Une femme jalouse.Trahie.
Mais je ne sais si tu as eu le temps de lire le texte de Donald Sutherland au début de mon blog . C'est une vision de la vie/mort tout à fait bousculante.Et que j'appliquerais si j'avais une baguette ...

Écrit par : melom@n | 30/03/2005

Les commentaires sont fermés.